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Art, vérité et réconciliation : une conversation avec Gerald McMaster, Jake Kimble et Alan Syliboy

1 octobre 2026 - 1 octobre 2026

Jeudi 1er octobre, de 18 h à 20 h. Joignez-vous à l’artiste, commissaire et auteur de renom Gerald McMaster pour une conférence spéciale qui explore le rôle de l’art dans la vérité, la réconciliation et la représentation des histoires autochtones et des expériences contemporaines.

À la suite de la conférence de Gerald McMaster, la conversation se poursuivra avec une discussion en panel animée par Emma Hassencahl-Perley, qui sera accompagnée des artistes Jake Kimble et Alan Syliboy. Le panel explorera les diverses façons dont les artistes autochtones utilisent leur pratique artistique pour aborder l’histoire, l’identité, les savoirs culturels et la réconciliation.

Ensemble, la conférence et la discussion en panel mettront en lumière le pouvoir de l’art de remettre en question les récits dominants, de préserver et de transmettre les perspectives autochtones, et de créer un espace propice au dialogue et à la compréhension.

Cette conférence est gratuite et ouverte au public et aura lieu dans le pavillon Harrison McCain.

Gerald McMaster : Artiste, auteur, commissaire et éducateur accompli, Gerald McMaster a profondément influencé la manière dont l’art autochtone contemporain est compris au Canada. Au cours d’une carrière s’étendant sur cinq décennies, il a défendu des initiatives éducatives dirigées par des Autochtones et remis en question les récits conventionnels, contribuant à transformer les façons dont l’histoire de l’art est enseignée, présentée et interprétée. Son travail s’étend également à l’échelle internationale, notamment par ses contributions majeures à La Biennale di Venezia (Biennale de Venise), à la Biennale de Sydney et à des projets internationaux comme Arctic/Amazon. Puisant dans les archives personnelles de McMaster, généreusement offertes à la Bibliothèque et aux Archives du Musée des beaux-arts du Canada, ainsi que dans sa collection personnelle, cette exposition met en lumière des moments clés de sa carrière, à commencer par ses années de formation en Saskatchewan.

Jake Kimble: Jake Kimble est un artiste et commissaire multidisciplinaire chipewyan (Dënesųłıné) originaire du territoire visé par le Traité no 8, dans les Territoires du Nord-Ouest. Sa pratique s’articule autour d’actes de soin de soi, de réparation de soi et de refus des idéologies fondées sur le genre. Kimble est membre de la Première Nation Deninu K’ue et vit, travaille et réalise ses prises de vue sur les territoires non cédés des nations xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), Sḵwx̱wú7mesh Úxwumixw (Squamish) et səl̓ilw̓ətaʔɬ (Tsleil-Waututh). Titulaire d’un diplôme en interprétation de la Vancouver Film School ainsi que d’un baccalauréat en beaux-arts, avec une spécialisation en photographie, de l’Emily Carr University of Art + Design, Kimble imprègne son travail d’un sens de la théâtralité et de la légèreté, qui sont au cœur de sa pratique. En détournant avec finesse l’esthétique du quotidien, Kimble joue également avec le langage et l’ambiguïté, une approche qui s’inscrit naturellement dans sa pratique en tant qu’artiste bispirituel·le. À l’aide de l’humour comme outil, Kimble explore des thèmes liés à l’existentialisme, au narcissisme et à l’étrange, invitant le public à examiner les absurdités du quotidien afin de pouvoir, lui aussi, respirer, relâcher la tension et même rire dans les espaces où le rire se fait souvent rare.

Alan Syliboy : Alan Syliboy a grandi en croyant que l’art autochtone était générique. « Dans ma jeunesse, je trouvais la peinture difficile et douloureuse, car je n’étais pas certain de mon identité. » Sa confiance s’est toutefois accrue en 1972, lorsqu’il a étudié en privé auprès de Shirley Bear. Il a ensuite fréquenté le Nova Scotia College of Art and Design, où, 25 ans plus tard, il a été invité à siéger au conseil des gouverneurs. Syliboy s’est inspiré de la tradition des pétroglyphes mi’kmaq pour développer son propre vocabulaire artistique à partir de ces formes. La popularisation de ces symboles leur a conféré une légitimité auprès du grand public, contribuant ainsi à raviver la fierté de la communauté envers son patrimoine mi’kmaq. Alan vit et travaille toujours à Millbrook, en Nouvelle-Écosse, où il est né et a grandi. Il crée ses œuvres dans son atelier à Truro, en Nouvelle-Écosse.

Kent Monkman (Fisher River Cree Nation), The Scream, 2017. Acrylique sur toile; 84 × 132 po. Denver Art Museum : fonds d’acquisition des arts autochtones, acquis grâce aux fonds de Loren G. Lipson, M.D., 2017.93. © Kent Monkman

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