Si on se replonge dans le monde de l’art au Canada dans les années 1990, les images des œuvres de Colleen Wolstenholme, des sculptures et des bijoux confectionnés de pilules, reviennent facilement à l’esprit. On les voyait partout : sur la couverture de C Magazine, mais aussi dans les pages de Psychology Today et The Guardian. Son travail s’inscrivait dans l’esprit du temps et a su dépasser les frontières du monde de l'art; l'un des exploits les plus difficiles à réaliser pour un artiste contemporain.
Si Colleen Wolstenholme a vécu un peu partout au Canada et a passé énormément de temps à New York, elle demeure néanmoins une artiste ancrée dans le Canada atlantique. Sa carrière est intégrale à la renaissance de l’art contemporain en Atlantique depuis les années 1990. Elle a été la candidate de la région pour la première édition du Prix Sobey. Ses œuvres se trouvent dans les collections des trois principales institutions artistiques des Maritimes, à savoir le Musée des beaux-arts Beaverbrook, le Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse et celui du Centre de la Confédération, en plus d’être régulièrement présentées dans les expositions des collections permanentes de ces trois établissements. Ses créations font également partie d'autres collections publiques et privées, notamment celles du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée des beaux-arts du Canada. Elle a grandi en Nouvelle-Écosse et vit aujourd'hui au Nouveau-Brunswick.
L'exposition rétrospective Colleen Wolstenholme : Hyperobjectivité – œuvres 1992 – 2025 présente des sculptures, des peintures, des dessins, des bijoux, des textiles, des photographies, des collages en technique mixte et des installations multimédias. L'exposition a été organisée par Ray Cronin pour l’institut Marion McCain pour l'art du Canada atlantique du Musée des beaux-arts Beaverbrook. Marion McCain Institute for Atlantic Canadian Art.
œuvre d’art : Colleen Wolstenholme, Hexography.