La collection Leslie B. Marcus : Un don à la Galerie d’art Beaverbrook

Herzl Kashetsky, La valise (détail), Prismacolor sur papier, Collection de Leslie B. Marcus

27 Février - 8 Juin, 2014    |    Regular Exhibition

Leslie B. Marcus a vécu au Nouveau Brunswick pendant trente ans. En 1968, il a été engagé par l’université du Nouveau-Brunswick, où il a enseigné les langues romanes (le français et l’espagnol), d’abord à Fredericton pour un an, puis au campus de Saint John pour les vingt-neuf prochaines années. Il a pris sa retraite en 1998 et a déménagé en Nouvelle Écosse, emportant une partie vitale du patrimoine culturel du Nouveau Brunswick, soit la collection d’œuvres d’art qu’il avait amassée au fil de sa carrière.


Maintenant, la collection de Leslie B. Marcus, qui compte 136 œuvres d’art, est revenue au Nouveau Brunswick sous forme de don à la Galerie d’art Beaverbrook. Au nombre des artistes représentés dans cette collection, on compte Jack Humphrey, Miller Britain, Pegi Nicol MacLeod, Robert Percival, Fred Ross, Herzl Kashetsky, Tom Forrestall, Mary Pratt, Christopher Pratt, Alex Colville, David McKay, Bruno Bobak, Molly Lamb Bobak et bien d’autres.

Conservateur : Terry Graff
Organisée par la Galerie d’art Beaverbrook avec le soutien de la ville de Fredericton et du gouvernement du Nouveau Brunswick.

 

Comment je suis devenu collectionneur

Je me souviens de la première œuvre d’art que j’ai acquise en 1979. C’était une aquarelle de Robert Percival. J’ai pensé et repensé à cet achat tout au long de la fin de semaine, et j’étais si incertain de mes propres goûts que j’ai appelé presque tout le monde que je connaissais afin qu’ils me rassurent. 

« J’en sais peu sur l’art, mais je sais ce que j’aime », a dit Dwight Eisenhower, président des États Unis, dans les années 1950. Je suis d’accord avec Eisenhower. Mais lorsque j’ai commencé à collectionner, le monde des arts avait tourné le dos au réalisme et s’en allait vers l’art abstrait.

Exception faite de la région atlantique, où je suis venu vivre en 1968. Ici, le monde des arts était vibrant, mais très traditionnel. Il y avait de nombreux artistes talentueux qui étaient généralement inconnus à l’extérieur de la région. Les collectionneurs d’art canadiens se concentraient sur le Groupe des sept. Au départ, j’étais indifférent quant aux artistes locaux, mais avec le temps, j’ai appris à connaître de nombreux artistes de Saint John, ce qui a finalement fait de moi, un collectionneur enthousiaste. 

Pour établir une bonne collection avec un budget modeste, on a besoin de chance et de l’habileté de prendre des décisions rapidement lorsqu’apparaît une bonne pièce, à bon prix. J’avais aussi l’avantage d’être célibataire. Je pouvais donc prendre des décisions sur place, sans avoir à consulter qui que ce soit. Je gardais l’œil ouvert et visitais fréquemment les galeries locales, parfois même plusieurs fois par jour. J’ai un jour été chaleureusement accueilli par un employé de l’une des galeries avec les mots suivants : « Quoi? Toi encore? »

Je n’ai ni enfants ni petits-enfants : mes toiles sont mes enfants.
Leslie B. Marcus