Explorons la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick, no. 1 : Les conservatrices

Beaverbrook Art Gallery22 Janvier, 20190 Commentaires

Au début de 2018, le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonçait du financement pour un projet très spécial : trois conservateurs de la relève travailleraient avec notre équipe sur un projet en l’honneur du 50e anniversaire de la Banque d’art du Nouveau-Brunswick.

Depuis, ces trois conservatrices, Emma Hassencahl-Perley, Emilie Grace Lavoie et Erin Goodine, travaillent avec le directeur des collections et des expositions de la Galerie, John Leroux, pour en apprendre davantage sur le métier de conservateur et pour l’explorer. Elles ont parcouru la province, effectué des recherches dans la Banque d’art du Nouveau-Brunswick et coorganisé une nouvelle exposition qui ouvrira en février à la Galerie d’art Beaverbrook.

En amont de cette nouvelle exposition, nous nous sommes réunis avec cette équipe dynamique pour explorer ce processus et apprendre à connaître ces trois conservatrices émergentes. Dans ce premier billet, elles nous diront un peu d’où elles viennent et comment elles ont été initiées au monde des arts. Puis dans les prochains billets, elles nous parleront de leur processus et de leur expérience jusqu’à maintenant en ce qui a trait à l’exposition de la Banque d’art du N.-B.

Emilie : Je m’appelle Emilie Grace Lavoie, je suis née et j’ai grandi à Edmundston au Nouveau-Brunswick dans un environnement assez ouvert. Ma sœur et moi avons commencé à jouer de la musique à un jeune âge. Dans nos cours de musique, nous allions voir des opéras et des pièces de théâtre. Après l’école, j’observais, je dessinais et je posais beaucoup de questions sur le travail de mon père comme propriétaire d’un magasin de néon. J’ai aussi vu ma mère coudre des vêtements pour ma sœur et moi — je cousais moi-même beaucoup et j’ai pensé devenir designer de mode. Finalement, le domaine de la mode était différent de ce à quoi je m’attendais, alors quelques années plus tard, j’ai décidé d’aller étudier les arts.

En 2011, j’ai obtenu mon diplôme en design de mode du Collège LaSalle de Montréal; en 2016, j’ai reçu un baccalauréat en arts visuels de l’Université de Moncton, puis j’ai terminé en mai 2018 ma maîtrise en beaux-arts à l’Université d’art et de design Emily Carr de Vancouver.

Je suis maintenant artiste et je travaille surtout avec la céramique comme matériau sculptural. Mes œuvres combinent la céramique et le textile pour établir un dialogue entre la fragilité et la matérialité afin de remettre en question l’espace entre un objet et son écologie, c’est-à-dire les liens entre la pratique matérielle et des systèmes complexes, comme les écosystèmes vivants et les environnements où ils se trouvent.

Emma : Kwey, je m’appelle Emma Hassencahl-Perley. Je suis Wolastoqiyik (Malécite) et je viens de la Première Nation de Tobique au Nouveau-Brunswick. L’art a toujours occupé une place importante dans ma vie, surtout depuis ma dernière année au secondaire. Quand est venu le temps de choisir un programme d’études postsecondaires, j’ai failli aller étudier le droit. Heureusement, mes parents et mon enseignant d’art m’ont encouragée à faire ce que j’adorais en premier, puis de retourner au droit si je le souhaitais encore. J’ai envoyé une demande à l’Université Mount Allison en beaux-arts, j’ai été acceptée et je ne l’ai jamais regretté. J’ai obtenu mon baccalauréat en beaux-arts en 2017.

Je vis maintenant à Fredericton où je travaille comme artiste et conservatrice de la relève et comme chargée de cours au Collège d’artisanat et de design du Nouveau-Brunswick. J’étais destinée à vivre une vie créative.

Erin : Je m’appelle Erin Goodine et je suis une artiste et une designer interdisciplinaire basée à Fredericton. Je m’intéresse aux arts depuis mon enfance. Ma mère était artiste, alors quand je me suis intéressée moi aussi aux arts, elle a commencé à m’inscrire à tous les camps d’art et les programmes après-classe qu’elle pouvait trouver. En 2011, j’ai obtenu mon diplôme du Collège d’artisanat et de design du Nouveau-Brunswick et depuis, je travaille en tant que conceptrice graphique pour l’établissement. En plus de mon travail à temps plein, je continue d’exercer ma pratique en arts par le dessin, la peinture, l’installation et, plus récemment, la musique électronique improvisée avec mes amies Emily Kennedy et Indigo Poirier dans le cadre de notre projet Terra Wa. Au fil des ans, j’ai aussi continué à m’investir auprès de différents organismes artistiques locaux comme le centre d’artiste autogéré Connexion et le Festival Flourish, tout en étant membre de conseils d’administrations et de comités de sélection.

Emma, Emilie et Erin travaillent fort sur le projet de la Banque d’art du Nouveau-Brunswick depuis qu’elles se sont jointes à l’équipe de la Galerie d’art Beaverbrook. L’exposition, Psi-kwek keti mewi Tout va bien aller Everything is gonna be fine Wela'sitew na, sera lancée en février et tout le monde est invité. Restez à l’affût, nous continuerons de découvrir le processus de conservation de cette exposition et le parcours vers le choix des œuvres exposées.

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