Explorer la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick, no 3 : Le procès

Beaverbrook Art Gallery2 Février, 20190 Commentaires

Avec l’appui de notre directeur des collections et des expositions, John Leroux, trois conservatrices de la relève, s’affairent depuis quelque temps à monter l’exposition imminente qui célébrera les 50 ans de la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick. Plus que deux semaines avant l’ouverture de l’exposition à la Galerie et d’ici là, nous espérons en apprendre autant que possible sur le processus et les œuvres en question. Poursuivez votre lecture pour voir certaines de nos conversations avec Emma, Erin et Emilie sur le choix des œuvres pour l’exposition de la Banque d’œuvres du N.-B.

Il s’agit d’une grande exposition tirée d’une très grande collection. C’était aussi l’occasion pour vous d’en apprendre davantage sur la conservation d’expositions et de parfaire vos connaissances en la matière. Pouvez-vous nous décrire comment vous avez mis le tout sur pied?

Emma : « Nous avons commencé par trouver notre équilibre dans le projet. Pendant la première semaine, Emilie, Erin et moi avons parcouru la collection de la Banque d’œuvres d’art à la place Marysville. Afin de trouver des thèmes pour l’exposition et des sujets pour nos essais, nous avons commencé à effectuer des recherches, à explorer les archives provinciales, à lire des textes et à pratiquer notre écriture en rédigeant des commentaires et des analyses artistiques. Nous avons aussi fait plusieurs voyages ensemble pour rencontrer des professionnels des arts à Saint John, Moncton, Sackville, Fredericton et Charlottetown. »

Emilie : « Nous avons effectué plusieurs activités de rédaction. Nous avons étudié le climat sociopolitique des années 1960 du point de vue de plusieurs cultures afin de mieux comprendre le contexte dans lequel la Banque d’art a été créée et son évolution au fil des ans. Nous avons aussi exploré les archives provinciales. Et nous avons surtout beaucoup discuté du Nouveau-Brunswick; de notre perception sur la province, de son avenir, de notre avenir dans la province et de notre façon d’interpréter par nos voix distinctes ces questions importantes, selon nous, pour notre génération et les générations à venir. »

Erin : « Nous avions beaucoup de terrain à couvrir en six mois, alors nous avons tenté d’en apprendre autant que possible sur les artistes de la collection et sur le fonctionnement de la Banque depuis ses débuts. Nous avons regardé des photos de chaque œuvre d’art dont est composée la collection (plusieurs fois d’ailleurs!). À partir de là, nous avons beaucoup couché sur papier nos impressions de la collection et de ses aspects remarquables. Puis, nous avons toutes trois exploré de nombreuses façons de choisir et d’exposer les œuvres en collaboration. »

Emma : « Au fil d’innombrables conversations, nous avons établi les thèmes principaux de l’exposition : les voix, les écosystèmes et les nouveaux horizons. Nous avons visionné des diapositives de la collection et effectué notre première sélection, que nous avons révisée. Nous y avons ajouté des œuvres, avons passé une deuxième révision, et ainsi de suite pour enfin choisir le titre de l’exposition : Tout va bien aller. »

Qu’avez-vous appris sur l’organisation d’une exposition en travaillant sur ce projet?

Emilie : « Les nombreuses étapes nécessaires et l’importance de penser à l’expérience du regardant. Le fait que nous soyons nous-mêmes artistes nous a aussi beaucoup aidées. L’organisation d’une exposition suit presque les mêmes étapes que la création en tant qu’artiste : il faut mettre l’accent sur l’expérience du regardant et le message que nous souhaitons lui transmettre. »

Erin : « Le fait que le processus n’est pas le même pour tous les conservateurs et tous les établissements. Il y a tellement de différentes façons d’exposer des œuvres et d’écrire sur l’art et les artistes, et les décisions que prend le conservateur peut changer la réaction des gens devant une œuvre et même leur façon de la recevoir. »

Cela semble être tout un processus. Quelle est la chose la plus importante que vous ayez apprise en travaillant sur cette exposition?

Erin : « Je connaissais déjà le travail de bien des artistes représentés par la Banque d’œuvres d’art, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’explorer leur histoire et leur pratique. C’était une superbe occasion de mieux découvrir des artistes néo-brunswickois ainsi que l’histoire de la province des 50 dernières années. »

Emilie : « Selon moi, par nos voix distinctes, nous avons pu avant tout en apprendre plus l’une sur l’autre, mais aussi sur nos collectivités au Nouveau-Brunswick. Ce projet était une expérience d’apprentissage formidable sur le plan personnel. Il m’a permis de comprendre bien des choses sur le Nouveau-Brunswick et m’a aidée à reconnaître la valeur de l’endroit où j’ai grandi. J’ai découvert des artistes importants dont je n’avais jamais entendu parler, mais qui ont eu un gros impact sur la province. »

Emma : « J’en ai beaucoup appris sur l’histoire de la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick, son dessein, son fonctionnement et sa façon d’appuyer des artistes néo-brunswickois et leur culture. J’ai pu en apprendre davantage sur l’art et la culture au Nouveau-Brunswick et je sais maintenant comment mieux y accéder. J’ai aussi appris à mieux collaborer avec d’autres personnes; bien que nous ayons eu toute une courbe d’apprentissage au départ, le travail effectué avec Emilie et Erin s’est généralement déroulé sans embûches. On peut accomplir tellement plus de choses en travaillant en équipe. »

 

Psi-kekw keti mewi/ Tout va bien aller/ Everything is gonna be fine/ Wela'sitew na ouvre à la Galerie d’art Beaverbrook le 16 février, à 16 h avec un vernissage ouvert au public.

Vous pouvez en lire davantage sur cette exposition dans notre série de billets antérieurs : « Rencontrer les conservatrices de la relève » et « Explorer la Banque d’œuvres d’art ».

De plus : Joignez-vous aux conservatrices pour une visite du conservateur et une causerie spéciales le 21 février, à 19 h. Cette activité est gratuite et ouverte au public.

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