Entrevue: Mémoires et membres de la Galerie

Beaverbrook Art Gallery3 Septembre, 20190 Commentaires

Par: David Massey, Adhésion

Ce mois-ci, nous célébrons notre 60e anniversaire. Nous nous sommes donc assis avec Ann et Pam Morgan Lowthers, et Bill Morrison pour discuter de leur adhésion à la Galerie et de leurs bons souvenirs en tant que guides bénévoles au cours des années.

David Massey : Pourquoi êtes-vous devenu membre de la Galerie d’art Beaverbrook?

Bill Morrison : Ma mère m’a emmené ici quand j’avais neuf ans; un mois ou deux après l’ouverture. J’ai vu les peintures, je me souviens même de certaines d’entre elles — celle de Dali, évidemment, et les Krieghoff. Ça m’a tellement semblé naturel, quand j’ai commencé à travailler et tout, de devenir membre et de pouvoir venir ici de temps à autre. Je suis devenu guide bénévole plus tard parce qu’Ann, ma sœur, était déjà guide! Elle avait suivi certains de mes cours, j’étais enseignant, et elle m’avait toujours impressionné avec ses connaissances. Quand j’ai pris ma retraite, elle n’a pas essayé de me recruter, mais j’ai eu l’impression que je devrais probablement devenir guide. Et j’ai bien fait parce que ça me donne encore l’occasion de me trouver devant des enfants, ce que j’aimais beaucoup quand j’enseignais. Je n’ai plus besoin de préparer de plan de cours; je n’ai qu’à me promener dans la Galerie et ça me vient tout seul. C’est toujours comme ça que j’ai aimé enseigner.

D. : Excellent! C’était donc une excellente façon de passer du travail à la retraite tout en gardant des liens avec la Galerie et ses visiteurs. 

B. : Ouais! Certainement. J’ai aussi beaucoup appris.

D. : Ann, voulez-vous partager vos souvenirs de la Galerie?

Ann Morgan : Je suis membre de la Galerie depuis mon retour à Fredericton au début des années 1970. Mais, pendant que j’élevais ma jeune famille, je n’avais rien de plus que l’adhésion de base. Ça m’avait toujours intéressée, mais je ne me suis investie davantage que lorsque je suis devenue guide bénévole. Quand Judy Budovitch m’a dit qu’ils commençaient un programme de guides bénévoles, je lui ai tout de suite demandé : Qu’est-ce qu’un guide bénévole? Je ne savais pas du tout ce que c'était, mais j’ai appris deux choses sur les guides : ils en apprennent beaucoup sur l’art, et ils partagent ces connaissances pendant les visites avec des enfants d’âge scolaire surtout, mais aussi avec d’autres. Je savais que j’adorerais ça et j’avais raison! Apprendre et partager : l’un ne va pas sans l’autre. On continue d’apprendre parce qu’on sait qu’on va partager ses connaissances.

Pam Morgan Lowthers : Eh bien, ça nous emmène directement à moi parce que je suis la fille d’Ann, et la nièce de Bill. Je me souviens d’avoir visité la Galerie quand j’étais enfant, et d’avoir entendu des histoires sur les toiles. J’ai toujours adoré ça. J’étais au secondaire, je crois quand le programme de guides a commencé. [Anne] fait ce travail depuis le début et ça m’a toujours intéressée. Pendant que j'étudiais à l’université, j’ai participé à quelques comités et à d’autres activités. Maintenant, je m’en souviens à peine! Mais, après avoir grandi et déménagé, puis être revenue ici, je voulais que ma famille puisse passer par [la Galerie] comme je l’avais fait étant enfant, et qu’elle puisse participer à certains de ses programmes. Ma mère était étonnée quand je lui ai dit que je me joindrais au programme de guides bénévoles. Pour moi, c’était normal, je me suis dit : « évidemment que je serai guide, maintenant que je suis revenue. »

D. : C’est merveilleux! Trois générations! N’est-ce pas génial? Lorsque nous parlions du Gala 60, du passé au présent vers l’avenir, votre famille incarne parfaitement cette idée! C’est comme si vous étiez la famille modèle du Gala 60.

A. : En fait, notre mère à Bill et à moi, Mary Morrison, a fait partie d’un des premiers groupes de guides bénévoles — ils ne voulaient pas être appelés « guides », mais ils venaient à des séances d’information et se présentaient à la Galerie pour répondre aux questions que les gens posaient sur les toiles.

D. : Alors ils étaient les précurseurs du programme de guides?

A. : Oui, et, en fait, pendant ces premières années, le personnel était assez restreint, alors ils agissaient aussi un peu comme gardes de sécurité. Maman adorait ça parce qu’elle aimait étudier l’art et elle était ravie d’en parler à d’autres. Mais c’était assez informel, ce n’était pas aussi structuré que notre programme de guides bénévoles.

Après avoir parlé à Ann, Bill et Pam, j’étais épaté de voir l’investissement et l’appui qu’ils donnaient à la Galerie. J’en ai aussi appris sur les débuts de la Galerie. J’espère que vous trouverez leurs histoires aussi inspirantes et captivantes que moi.

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