Message du Directeur: Juin 2016

La Galerie d’art Beaverbrook est de retour!

Oui, nous sommes de retour! Après avoir été fermée quatre mois, la Galerie a récemment ouvert ses portes à temps pour présenter une saison estivale et automnale d’expositions et de programmes publics extraordinaires.

Pendant la fermeture, plusieurs sections de notre immeuble ont été rénovées et modifiées pour rehausser l’expérience des visiteurs quant aux collections et aux programmes, pour améliorer les espaces administratifs et autres, et pour installer les composantes mécaniques nécessaires afin d’unir l’immeuble au nouveau pavillon. La Salle Britannique a été transformée pour devenir la Salle Harriet Irving, une salle d’exposition nouvellement rénovée et ultramoderne; le foyer, l’accueil et la boutique ont été repensés pour mieux servir nos invités, et l’espace situé au-delà de l’entrée principale (anciennement la Haute salle) a connu de grands changements pour devenir plus fonctionnel, mieux orienter le public et améliorer l’accessibilité. Tous ces changements spectaculaires, fruits du généreux soutien de Jim, Arthur et John Irving et de leurs familles, font partie d’une revitalisation à grande échelle de votre Galerie d’art Beaverbrook.

La Galerie d’art Beaverbrook est d’abord et avant tout un établissement de collections, un endroit où les gens peuvent voir les plus belles œuvres d’art de la région atlantique, du Canada, de la Grande-Bretagne et d’ailleurs. Au cours de l’été, nous mettons pleins feux sur différents aspects de la collection permanente et sur nos objectifs en tant qu’établissement collectionneur. Aujourd’hui, 75 de nos peintures les plus précieuses d’artistes internationaux de renom sont en montre au Musée d’art Audain à Whistler dans le cadre de notre exposition itinérante nord-américaine Chefs-d’œuvre de la Galerie d’art Beaverbrook. Ici, à la Galerie, nos programmes offrent l’occasion unique aux résidents et aux visiteurs de voir plusieurs autres œuvres exceptionnelles, dont certaines n’ont pas été exposées depuis bien des années et d’autres sont présentées pour la première fois.

L’exposition inaugurale de la nouvelle Salle Harriet Irving célèbre l’un des premiers membres du conseil d’administration, Harriet Irving, à qui lord Beaverbrook lui-même avait confié la gestion et l’entretien de son magnifique don, soit la galerie d’art en soi et une collection exquise de pièces afin que puissent les apprécier et les admirer des générations de Néo-brunswickois. L’exposition Hommage à Harriet Irving : Œuvres marquantes des débuts de la collection permanente représente la Galerie en tant qu’établissement de collections, ce qui a toujours fait partie de sa mission, et met en vedette certains des trésors acquis au cours des toutes premières années de la Galerie.

Le conservateur principal, Jeffrey Spalding, offre des perspectives réfléchies sur la collection permanente dans une série d’expositions attrayantes : Le modernisme du milieu du XXe siècle, Le retour de l’image : les artistes abstraits revoient la figuration, Soyons réalistes : l’art de la région atlantique, et Du nouveau : acquisitions récentes de la collection permanente. Bien qu’elles ne représentent qu’un échantillon des quelque 5 000 œuvres d’art de la Galerie, ces expositions réunies offrent un aperçu captivant de la variété incroyable et de l’excellente qualité des œuvres de notre collection permanente en constante évolution.

Notre fondateur, lord Beaverbrook, a toujours été un défenseur des bandes dessinées. Selon lui, elles étaient des expressions précieuses et nécessaires de commentaires indépendants sur la condition humaine et les affaires du monde. La Galerie est donc très heureuse de présenter non pas une, mais deux expositions rétrospectives consacrées à la bande dessinée en tant que discipline artistique sérieuse. Organisée par Deanna Nebenionquit, conservatrice, et présentée par la Galerie d’art de Sudbury, Pour le meilleur et pour le pire : la bande dessinée de Lynn Johnston est un survol de la carrière forte de 30 ans de Lynn Johnston axée sur une œuvre inspirée de ses expériences personnelles. Au même moment, nous avons le plaisir de présenter Tirer des conclusions : l’art politique de Michael de Adder. Artiste de la bande dessinée depuis plus de 25 ans et natif du Nouveau-Brunswick, de Adder est l’un des commentateurs visuels de la scène politique les plus populaires du Canada. Présentée par la Galerie d’art Beaverbrook et organisée par Virgil Hammock, cette importante exposition est une distinction bien méritée pour un praticien actuel de la caricature politique et elle rend hommage à sa contribution exceptionnelle à la caricature.

En tant que lieu d’exposition central de la région atlantique pour la présentation d’art contemporain international incontournable, la Galerie est fière de présenter William Kentridge : archives universelles, organisée comme exposition itinérante par la Galerie Gund du Collège Kenyon, à Gambier en Ohio. William Kentridge est l’un des artistes visuels sud-africains les plus éminents, salué à l’échelle internationale pour ses films, ses dessins, ses estampes et ses œuvres en théâtre et en opéra. Ses Archives universelles sont composées de nombreuses images quotidiennes individuelles : cafetières, arbres, chats, nus féminins, dactylographies, chevaux et oiseaux imprimés sur des pages de dictionnaire et d’encyclopédie non archivistique.

Lord Beaverbrook, sans conteste l’un des mécènes les plus marquants en arts visuels, a établi le Fonds de souvenirs de guerre canadiens (FSGC) en 1916, et a recruté des artistes, des photographes et des cinématographes pour créer des archives de la guerre pour les générations à venir. En automne, nous présenterons l’exposition Témoin – l’art canadien de la Première Guerre mondiale qui examine les représentations artistiques des premières expériences de la Première Guerre mondiale de Canadiens, tant au Canada qu’outremer, tant comme artistes de guerre officielles que comme soldats sur le champ de bataille. La majorité des œuvres en vedette, prêts du Musée canadien de la guerre, sont tirées la Collection d’art de guerre Beaverbrook du Musée, l’une des collections d’art de guerre les plus importantes au monde. L’exposition comprend aussi des œuvres d’artistes canadiens primés tels qu’A. Y. Jackson, Arthur Lismer, Frederick Varley et Franz Johnston, ainsi que celles de soldats canadiens ordinaires.

En parallèle à cette exposition, la Galerie présente l’art de guerre contemporain d’Allan Harding MacKay, inspiré de son service en Somalie et en Afghanistan. Ces pièces font partie d’une exposition complète intitulée Allan Harding MacKay : artiste de guerre, portraitiste et paysagiste, un aperçu considérable de la carrière de l’artiste tiré du généreux don qu’il a récemment fait à la Galerie, soit 163 œuvres.

La revitalisation de la Galerie d’art Beaverbrook en tant qu’établissement moderne a pour effet d’agrandir l’étendue de la collection permanente ainsi que le programme d’exposition afin de refléter la diversité du Canada et la vie contemporaine à l’époque de la mondialisation. À cette fin, la Galerie tient à acquérir des pièces d’artistes contemporains des Premières Nations. L’exposition 63 vues du mont Dreamers Rock provient du don récent d’une suite de pièces exceptionnelles d’Anong Migwans Beam, artiste des Premières Nations de l’île Manitoulin.

En automne, la Galerie offrira deux occasions uniques aux artistes visuels néobrunswickois : la série Surveillance studio : artiste de la relève – peinture 2016, rendue possible par Earl et Sandy Brewer, et le programme de Critique d’art en résidence de la Fondation Sheila Hugh Mackay, établi par la Galerie en 2015 pour nourrir le monde de la critique d’art et du journalisme en ce qui a trait au développement et à l’appréciation des arts contemporains au Nouveau-Brunswick. Stephanie Buhmann, de New York, est la critique d’art en résidence de l’année. Ses essais et ses revues d’art ont été publiés dans de nombreuses publications internationales.
La Galerie d’art Beaverbrook est véritablement un symbole culturel canadien. Elle est la première galerie d’art publique de la région atlantique et elle détient la collection d’art la plus importante et précieuse de la région. Lorsque notre nouveau pavillon sera dévoilé l’an prochain, elle sera aussi la plus grande de toutes les provinces de l’Est. Elle n’est toutefois pas simplement qu’un lieu pour s’investir dans les arts, ni seulement la chambre forte d’une collection permanente exceptionnelle en évolution, c’est aussi un lieu où la collectivité peut s’épanouir, où des collaborations et de nouveaux projets de rayonnement, activités pédagogiques, résidences, présentations d’artistes et ateliers sont lancés, le tout dans un réseau croissant de partenariats communautaires à l’échelle provinciale, régionale et nationale. Nous devrions inaugurer le nouveau pavillon tant attendu à l’été 2017. Grâce à lui, nous pourrons faire avancer notre mission qui vise à insérer l’art au cœur de la vie contemporaine en fournissant de nouvelles occasions et possibilités aux artistes et au public.

Merci à tous de votre soutien continu! J’ai bien hâte de vous voir à votre
Galerie d’art Beaverbrook, une Galerie qui évolue.

Le directeur général et conservateur en chef
Galerie d’art Beaverbrook
Terry Graff